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Intrigue

Comment faut-il raisonner ?

Déduisez des preuves, vous répondront Dupin ou autres Sherlock Holmes. Des détectives de pacotille face au grand Rouletabille. Il faut raisonner par le bon bout de la raison. Car quand vous raisonnez, il y a deux bouts : le bon et le mauvais. Le bon, c'est le seul auquel vous puissiez vous accrocher sans que rien ne le casse, puisqu'il est bon.

En d'autres termes, il faut trouver ce qu'il s'est passé et vérifier si les preuves concordent, et non essayer de déduire ce qui s'est passé des preuves. C'est comme ça qu'il raisonne lors de l'affaire de la chambre jaune, où Mathilde Strangerson, fille d'un éminent scientifique, se fait assommer d'un coup d'os de mouton dans une chambre entièrement fermée de l'intérieur. Rien est sorti, rien n'est entré, et pourtant, la jeune Mathilde a bien été assommée au point de se retrouver évanouie ! On l'interrogera plus tard, elle y perd elle-même son latin.

Un grand détective de la police, raisonnant comme le ferait Sherlock Holmes, j'ai nommé Frederic Larsan, est sur l'affaire, comme Rouletabille. Alors que celui-ci utilise le bon bout de la raison et réussit à placer quelques phrases avec un effet magique, Larsan tente de déduire. Certes, il est très fort, a résolu beaucoup d'affaires et encore ici innocente certains suspects. Mais il semble se focaliser sur Robert Darzac, le fiancée de Mathilde Strangerson, ce que Rouletabille n'approuve pas.

Il y a pire, le criminel revient. Quatre personnes, dont Larsan et Rouletabille, ont été placés à des endroits stratégiques, et pourtant, le criminel s'enfuit sans que personne ne l'ait vu. Impossible ! Plus tard, il tuera le gardien de la maison. Rouletabille, lui, fait un voyage aux États-Unis, pour tenter de trouver ce qu'il appelle " la seconde moitié de l’assassin "

Il revient pour le procès de Robert Darzac, accusé d'avoir tenté de tuer sa fiancée. Il sait tout, mais annonce ne pouvoir le dire qu'à quatre heure et demi. En attendant, il discute quelque peu avec Larsan.

Il finit par dévoiler le nom de l’assassin. Le seul qui a pu, après l’assassinat du gardien, grimper au mur pour retourner dans sa chambre pour faire semblant de dormir. Seul, aussi, à avoir pu s'échapper de la galerie inexplicable, car il y était. Larsan lui-même ! Et Larsan est le nom d'un gentleman cambrioleur connu, Ballmeyer. C'est cet autre nom que Rouletabille est allé trouver en Amérique. C'est pour cela qu'il ne pouvait dire le nom du coupable que plus tard, car il fallait lui laisser le temps de se sauver. Mais quelle plus belle preuve que de l'annoncer coupable et de voir qu'il se sauve ?

Par la suite, il explique le mystère de la chambre jaune. Il n'y avait personne. Mathilde a été agressée avant, a réussi à s'en tirer, puis a fait un cauchemar la nuit où, prise de panique, elle a crié et tiré des coups de revolver avant de se cogner violemment et de s'évanouir.

Pourquoi donc cacher pareille agression ? Pour la même raison que Rouletabille a laissé partir Ballmeyer, et qu'il n'expliquera qu'à Sainclair, le narrateur. Car Mathilde a eu de cette aventure un fils avec Ballmeyer, et que celui-ci la menaçait de tout dire si elle dévoilait quoi que ce soit. Ce que l'on sait moins, c'est que, durant cette aventure, Ballmeyer et Mathilde ont eu un fils, dont l'âge est à peu près celui de Rouletabille..

Adaptations

Au cinéma

  • Maurice TOURNEUR, Le Mystère de la chambre jaune, 1913
  • Émile CHAUTARD, Le Mystère de la chambre jaune, 1919
  • Marcel L'HERBIER, Le Mystère de la chambre jaune, 1931
  • Henri AISNIER, Le Mystère de la chambre jaune, 1949
  • Paul PLANCHON, Le roi mystère, 1990 (en quatre épisodes)
  • Bruno PODALYDES, Le Mystère de la chambre jaune, 2003

Au théâtre

  • Avec Maximé LÉRY, Pierre LENOIR, etc., Le Mystère de la chambre jaune, Théâtre de l'Ambigu (Paris), 1912
  • Gilles COHEN, Le Mystère de la chambre jaune, Théâtre de la Tempête (Paris), 1990

Iconographie

Sources

  1. 1,00, 1,01, 1,02, 1,03, 1,04, 1,05, 1,06, 1,07, 1,08, 1,09, 1,10, 1,11, 1,12, 1,13, 1,14, 1,15, 1,16, 1,17, 1,18, 1,19, 1,20, 1,21, 1,22, 1,23, 1,24, 1,25, 1,26, 1,27, 1,28, 1,29, 1,30, 1,31, 1,32 et 1,33 Édition de 1915 - Notice BnF
  2. 2,0 et 2,1 Première édition - Notice BnF
  3. Édition de 1932 - Notice BnF
  4. 4,0 et 4,1 Documents iconographiques - Notice BnF

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